Pourquoi est-ce que je culpabilise dès que je pense à moi ?
- Marianne Muguet

- 22 août
- 4 min de lecture

Tu prends enfin un moment pour toi… et immédiatement, une petite voix apparaît :
« J’ai vraiment le temps pour ça ? »
« Je devrais plutôt m’occuper des enfants. »
« J’ai encore tellement de choses à faire. »
« Je pourrais faire quelque chose de plus utile. »
Alors tu repousses.
Tu réponds à un message.
Tu ranges.
Tu travailles.
Tu t’occupes de quelqu’un
Tu fais ce qu’il y a à faire.
Et ton moment à toi passe encore une fois après tout le reste.
Et si le problème n’était pas que tu ne savais pas prendre soin de toi… mais que tu avais appris à culpabiliser dès que tu le faisais ?
Tu as peut-être appris que les autres passent avant toi
Beaucoup de femmes ont appris, parfois très tôt, à être attentives aux besoins des autres.
Alors, petit à petit, tu peux devenir extrêmement douée pour sentir ce dont les autres ont besoin… et beaucoup moins pour entendre ce dont toi, tu as besoin.
Tu sais quand ton enfant va mal avant même qu'il te le dise.
Tu sens quand ton conjoint est contrarié.
Tu penses aux anniversaires, aux rendez-vous, aux courses, aux repas, aux problèmes de tout le monde. Tu portes beaucoup. Et lorsque vient ton tour, quelque chose coince.
Parce que penser à toi peut avoir été associé à l'égoïsme, au danger, au conflit ou au fait de décevoir quelqu'un.
Alors tu donnes beaucoup… et tu t'oublies
Tu peux avoir l'impression que tu n'as pourtant rien d'extraordinaire à faire.
Tu ne demandes pas la lune.
Tu aimerais simplement :
Prendre une soirée pour toi,
Dire non sans avoir à te justifier,
Faire quelque chose qui te fait plaisir,
Te reposer sans avoir l'impression de perdre ton temps,
Prendre une décision uniquement parce qu'elle te convient.
Mais au moment de le faire… la culpabilité arrive.
Et parfois, elle est tellement automatique que tu ne te rends même plus compte qu'elle est là.
Tu penses simplement : « Je suis comme ça. »
Non. Tu n'es pas obligée de rester comme ça.
La culpabilité n'est pas toujours le signe que tu fais quelque chose de mal
C'est peut-être l'une des choses que j'aime le plus rappeler en séance. Se sentir coupable ne signifie pas forcément être coupable.
Parfois, la culpabilité apparaît simplement parce que tu es en train de faire quelque chose de nouveau.
Tu poses une limite alors que tu avais l'habitude de dire oui.
Tu prends du temps pour toi alors que tu avais l'habitude de t'occuper de tout le monde.
Tu dis ce que tu ressens alors que tu avais appris à prendre sur toi.
Tu choisis ce qui est juste pour toi alors que tu avais appris à t'adapter.
Et ton système intérieur peut alors envoyer un signal d'alerte :
« Attention. Tu sors de ce que tu connais. »
Ce signal peut être désagréable. Mais il ne veut pas forcément dire que tu dois faire marche arrière.
Et si derrière ta culpabilité, il y avait autre chose ?
Parfois, ce n'est pas seulement une question de confiance en soi. Derrière le besoin de toujours être là pour les autres, il peut y avoir la peur de décevoir.
La peur d'être rejetée.
La peur de créer un conflit.
La peur de ne plus être aimée.
La sensation que tu dois mériter ta place.
Ou encore cette impression profondément ancrée que ta valeur dépend de ce que tu apportes aux autres.
Alors tu continues.
Même quand tu es fatiguée.
Même quand tu n'en as plus envie.
Même quand ton corps dit stop.
Parce qu'au fond, t'arrêter peut sembler beaucoup plus difficile que continuer.
Et si tu pouvais commencer à faire autrement ?
Pas en devenant égoïste. Pas en envoyant tout le monde promener. Pas en décidant du jour au lendemain que tu ne t'occupes plus de personne.
Mais simplement en apprenant à te remettre dans l'équation.
À écouter ce que tu ressens.
À reconnaître tes besoins.
À comprendre pourquoi certaines situations te touchent autant.
À regarder les schémas qui se répètent dans tes relations.
À retrouver progressivement ta capacité à choisir.
Parce que prendre ta place ne signifie pas prendre celle des autres.
C'est simplement arrêter de disparaître pour leur laisser toute la place.
C'est exactement le genre de chemin que j'aime accompagner
Dans mes séances, nous ne cherchons pas simplement à te donner des conseils pour « penser davantage à toi ». Parce que si c'était aussi simple, tu le ferais déjà. Nous allons plutôt regarder ce qui t'empêche aujourd'hui de le faire naturellement. Ce qui se joue dans tes émotions.
Dans ton corps.
Dans tes relations.
Dans tes fonctionnements.
Dans les histoires que tu te racontes.
Et parfois dans des schémas plus anciens qui continuent d'influencer ta manière d'être en relation avec les autres et avec toi-même.
La kinésiologie peut permettre d'explorer ce qui se joue dans ton corps et tes émotions.
Les constellations peuvent aider à regarder autrement certaines dynamiques familiales ou relationnelles.
Et l'accompagnement dans la durée permet de prendre le temps d'aller plus profondément lorsque tu sens que tu ne veux plus simplement comprendre… mais réellement changer quelque chose.
Peut-être que ton prochain pas n'est pas de faire davantage.
Peut-être que ton prochain pas est simplement de commencer à te demander :
« Et moi, dans tout ça, qu'est-ce que je ressens ? »
Puis :
« De quoi ai-je besoin ? »
Et enfin :
« Qu'est-ce que je choisirais si je n'avais pas peur de décevoir ? »
Tu n'auras peut-être pas immédiatement la réponse.
Et c'est très bien.
C'est justement là que le travail peut commencer.
Tu te reconnais dans cet article ?
Si tu as l'impression de beaucoup donner, de souvent passer après les autres, de culpabiliser lorsque tu poses tes limites ou de ne plus vraiment savoir ce que toi tu veux…
Tu peux commencer simplement par venir en parler.
Je propose un appel découverte gratuit de 30 minutes.
Un moment pour faire connaissance, déposer ce que tu traverses et voir ensemble si mon accompagnement peut être juste pour toi.
Et si tu ne sais pas encore exactement ce qui te ferait du bien, ce n'est pas grave.
Tu n'as pas besoin d'avoir les réponses pour commencer. Marianne Muguet




Commentaires